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Hébreux 9.27
Vigouroux


1 La première alliance a eu aussi des règlements relatifs au culte, et un sanctuaire terrestre.
2 Car un tabernacle avait été dressé, dans la première partie duquel étaient le chandelier, la table et les pains de proposition (l’exposition des pains), et cette partie s’appelait le Saint.
[9.2 Voir Exode, 26, 1 ; 36, 8. — Le premier tabernacle ; c’est-à-dire le tabernacle antérieur, la première partie du tabernacle. — Les chandeliers ; le pluriel est mis pour le singulier, parce que l’auteur fait allusion aux sept branches du chandelier. — L’exposition des pains ; c’est-à-dire les pains exposés, les rangées de pains ; hypallage dont on trouve assez d’exemple dans les auteurs grecs aussi bien que dans les écrivains hébreux. Partout ailleurs le texte sacré porte pains de proposition. — Ce qui s’appelle ; littéralement, laquelle s’appelle. Ce pronom relatif féminin ne peut se rapporter grammaticalement qu’au mot exposition, qui précède immédiatement ; mais, pour le sens logique, il se rapporte à tout l’antécédent. Or ce genre de construction n’est pas rare dans l’Ecriture.]
3 Puis, derrière le second voile était la partie du tabernacle appelée le Saint des saints,
[9.3 Le second voile. Voir Matthieu, 27, 51.]
4 renfermant un encensoir d’or, et l’arche d’alliance toute couverte d’or, dans laquelle était une urne d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.
[9.4 Voir 1 Rois, 8, 9 ; 2 Chroniques, 5, 10.]
5 Au-dessus de l’arche étaient les chérubins de la gloire, qui couvraient de leur ombre le propitiatoire. Mais ce n’est pas le moment de parler de cela en détail.
6 Or, ces choses étant ainsi disposées, les prêtres entraient en tout temps dans la première partie du tabernacle, lorsqu’ils exerçaient des fonctions sacerdotales ;
7 mais, dans la seconde, n’entre (entrait) qu’une fois par an le seul grand prêtre, non sans y porter du sang, qu’il offre (offrait) pour son ignorance et pour celle du peuple.
[9.7 Voir Exode, 30, 10 ; Lévitique, 16, 2. — Son ignorance. L’Ecriture comprend assez ordinairement sous ce mot toutes sortes de péchés ; parce que le péché est toujours un égarement, une erreur, mais volontaire, et par conséquent coupable.]
8 L’Esprit-Saint montre par là que le chemin du sanctuaire n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait (toujours).
9 C’est une figure pour le temps présent, où l’on offre des dons et des victimes, qui ne peuvent rendre parfait selon la conscience celui qui rend ce culte ; puisqu’ils ne consistaient qu’en mets (viandes), et en breuvages
10 et en diverses ablutions, et en des cérémonies charnelles, imposées seulement jusqu’à une époque de réforme.
[9.10 Des cérémonies ; littéralement, des justices ; c’est-à-dire des moyens de justification.]
11 Mais le Christ étant venu comme pontife des biens futurs, a traversé (c’est par) un tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’a pas été fait de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’appartient point à cette création,
[9.11 Qui n’est pas de cette création ; de la création de ce monde, qui ne fait point partie des œuvres de ce monde.]
12 et il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs ou des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.
[9.12 Par le seul sacrifice de son sang offert une fois sur la croix, Jésus-Christ nous a acquis une rédemption dont l’effet est permanent et éternel ; au lieu que l’effet des sacrifices de la loi n’était que passager, ce qui obligeait de les réitérer. Aussi, lorsque l’Eglise offre à Dieu Jésus-Christ présent sur l’autel, elle ne croit pas pour cela qu’il manque quelque chose au sacrifice de la croix ; elle le croit au contraire si parfait et si suffisant, qu’elle n’offre celui de la messe que pour en célébrer la mémoire, et pour nous en appliquer la vertu.]
13 Car si le sang des boucs et des taureaux, et l’aspersion faite avec la cendre d’une génisse, sanctifient ceux qui sont souillés, de manière à procurer la pureté de la chair,
[9.13 Voir Lévitique, 16, 15.]
14 combien plus le sang du Christ, qui par l’Esprit-Saint s’est offert lui-même (comme une victime) sans tache à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que nous servions le Dieu vivant ?
[9.14 Voir 1 Pierre, 1, 19 ; 1 Jean, 1, 7 ; Apocalypse, 1, 5. — Par l’Esprit-Saint (variante fausse quant à l’expression, mais exacte pour le sens) : par l’Esprit éternel. Jésus-Christ s’offre par l’Esprit éternel, c’est-à-dire, animé, porté, consacré, pour cet acte par l’Esprit de Dieu qui est en lui sans mesure, dans une harmonie ineffable avec Dieu qui s’associe à son œuvre par son Esprit. Ici, comme dans Romains, 1, 4 et 1 Timothée, 3, 16, ces mots expriment la nature divine du Christ, d’où son sacrifice tira une valeur infinie. Eternel rappelle et explique la rédemption éternelle du verset 12 : c’est l’œuvre de Dieu accomplie pour l’éternité. — Œuvres mortes, péchés (voir Hébreux, 6, 1). (CRAMPON)]
15 C’est pourquoi il est le médiateur d’un nouveau testament, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des iniquités commises sous le premier testament, ceux qui sont appelés reçoivent la promesse de l’héritage éternel.
[9.15 Voir Galates, 3, 15.]
16 Car, là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur intervienne.
17 En effet, un testament n’est valable que par la mort, puisqu’il n’a point de force tant que le testateur est vivant.
18 C’est pourquoi le premier testament n’a pas été inauguré sans effusion de sang.
19 En effet Moïse, après avoir proclamé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate et de l’hysope, et il en aspergea le livre même et tout le peuple,
[9.20 Voir Exode, 24, 8.]
20 en disant : Ceci est le sang de l’alliance (testament) que Dieu a ordonnée pour vous (vous a confié).
21 Il aspergea aussi de sang le tabernacle et tous les ustensiles du culte :
22 et, selon la loi, presque tout est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.
23 Il était donc nécessaire, puisque les emblèmes des choses célestes sont purifiés de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des victimes meilleures que celles-là.
24 Car ce n’est pas dans un sanctuaire fait de main d’homme, image du véritable, que Jésus est entré, mais dans le ciel même, afin de se présenter maintenant pour nous devant la face de Dieu.
25 Et ce n’est pas pour s’offrir soi-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le grand prêtre entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ;
26 autrement il aurait fallu qu’il souffrît plusieurs fois depuis la création du monde, tandis qu’il n’a paru qu’une seule fois à la fin des siècles, pour abolir le péché par son sacrifice.
[9.26 La consommation des siècles ; c’est-à-dire lorsque la plénitude du temps marquée pour la venue du Sauveur a été accomplie. Comparer à 1 Corinthiens, 10, 11 ; Galates, 4, 4.]
27 Et de même qu’il est établi que les hommes meurent une fois, et qu’ensuite vient le jugement
28 de même le Christ s’est offert une fois pour effacer les péchés de beaucoup ; une seconde fois il apparaîtra sans péché, pour donner le salut à ceux qui l’attendent. [9.28 Voir Romains, 5, 9 ; 1 Pierre, 3, 18. — D’un grand nombre. Voir, pour le vrai sens de cette expression, Matthieu, 20, 28. — Sans le péché ; c’est-à-dire sans avoir encore à expier le péché.]

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