Job 21 Segond 1910 + Codes Strongs (nouvelle version)
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Intervention n° 7 de Job
1Job prit la parole et dit : 2Ecoutez, écoutez mes paroles, Donnez-moi seulement cette consolation. 3Laissez-moi parler, je vous prie ; Et, quand j’aurai parlé, tu pourras te moquer. 4 Est-ce contre un homme que se dirige ma plainte Et pourquoi mon âme ne serait-elle pas impatiente 5Regardez-moi, soyez étonnés, Et mettez la main sur la bouche. 6 Quand j’y pense, cela m’épouvante, Et un tremblementsaisit mon corps. 7 Pourquoi les méchantsvivent-ils? Pourquoi les voit-on vieillir et accroître leur force 8 Leur postérité s’affermit avec eux et en leur présence, Leurs rejetons prospèrent sous leurs yeux. 9 Dans leurs maisons règne la paix, sans mélange de crainte ; La verge de Dieu ne vient pas les frapper. 10 Leurs taureaux sont vigoureux et féconds, Leurs génissesconçoivent et n’avortent point. 11 Ils laissent courir leurs enfants comme des brebis, Et les enfants prennent leurs ébats. 12 Ils chantent au son du tambourin et de la harpe, Ils se réjouissent au son du chalumeau. 13 Ils passent leurs jours dans le bonheur, Et ils descendent en un instant au séjour des morts. 14 Ils disaient pourtant à Dieu : Retire-toi de nous ; Nous ne voulons pas connaître tes voies. 15 Qu’est-ce que le Tout-Puissant, pour que nous le servions Que gagnerons-nous à lui adresser nos prières 16 Quoi donc ! ne sont-ils pas en possession du bonheur-Loin de moi le conseil des méchants ! 17 Mais arrive-t-il souvent que leurlampe s’éteigne, Que la misèrefonde sur eux, Que Dieu leur distribue leur part dans sa colère, 18 Qu’ils soient comme la pailleemportée par le vent, Comme la balleenlevée par le tourbillon 19 Est-ce pour les fils que Dieuréserve le châtiment du père? Mais c’est lui que Dieu devrait punir, pour qu’il le sente ; 20 C’est lui qui devrait contempler sa propre ruine, C’est lui qui devrait boire la colère du Tout-Puissant. 21 Car, que lui importe sa maisonaprès lui, Quand le nombre de ses mois est achevé ? 22 Est-ce à Dieu qu’on donnera de la science, A lui qui gouverne les esprits célestes 23 L’un meurt au sein du bien-être, De la paix et du bonheur, 24 Les flancschargés de graisse Et la moelle des osremplie de sève ; 25 L’autre meurt, l’amertume dans l’âme, Sans avoir joui d’aucun bien. 26 Et tous deux se couchent dans la poussière, Tous deux deviennent la pâture des vers. 27 Je sais bien quelles sont vos pensées, Quels jugements iniques vous portez sur moi. 28 Vous dites : Où est la maison de l’homme puissant Où est la tente qu’habitaient les impies 29 Mais quoi ! n’avez-vous point interrogé les voyageurs, Et voulez-vous méconnaître ce qu’ils prouvent 30 Au jour du malheur, le méchant est épargné ; Au jour de la colère, il échappe. 31 Qui lui reproche en face sa conduite Qui lui rend ce qu’il a fait 32 Il est porté dans un sépulcre, Et il veille encore sur sa tombe. 33 Les mottes de la vallée lui sont légères ; Et tous après lui suivront la même voie, Comme une multitude l’a déjà suivie. 34 Pourquoi donc m’offrir de vainesconsolations Ce qui reste de vos réponses n’est que perfidie.