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Trône
Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet
Westphal Bost

Trône (1)

Ou Throne, se dit d’un siège magnifique où un prince souverain reçoit les hommages de ses sujets ou les visites des ambassadeurs, où il paraît dans les cérémonies d’éclat, d’où il rend la justice ; en un mot le trône, le sceptre, la couronne, sont les marques ordinaires de la royauté. L’Ectriture nous représente ordinairement le Seigneur assis sur un trône. Quelquefois on dit que le ciel est son trône, et la terre son marchepied : (Isaïe 26.1). Le Psalmiste en plus d’un endroit dit que Dieu a affermi son trône dans le ciel de toute éternité (Psaumes 102.19). Et ailleurs (Psaumes 92.2 ; 46.7). Ce trône.étail soutenu par la justice et par l’équité (Psaumes 96.2). Le trône du Seigneur qui fut montré à Ézéchiel (Ézéchiel 1, Ézéchiel 2, Ézéchiel 3), est en même temps la chose la plus terrible et la plus magnifique que l’on puisse s’imaginer. C’était comme un chariot animé, porté sur quatre chérubins d’une figure extraordinaire ; les roues étaient d’une grandeur et d’une beauté inexplicables, et avec cela animées et conduites par l’esprit. Le trône du Seigneur, qui était sur les roues et sur les chérubins, était comme un cristal étincelant qui portait un trône de saphir. Celui qui était assis sur le trône était environné d’un éclat semblable à celui du feu ou d’un métal embrasé, et autour de lui comme les couleurs de l’arc-en-ciel. On peut voir aussi la description que fait Isaïe (Isaïe 6.2-4) du trône du Seigneur.

Les chérubins qui étaient sur l’arche d’alliance étaient aussi considérés comme une espèce de trône de Dieu ; d’où vient qu’il est dit en plusieurs endroits que Dieu est assis sur les chérubins (1 Rois 4.4 2 Rois 6.2 Psaumes 17.19 Psaumes 79.2) : Qui sedes super cherubim ; soit qu’on considère les chérubins de l’arche dont nous venons de parler, ou les chérubins dont Isaïe et Ézéchiel nous ont donné la description, et qui sont au-dessous et autour du trône du Tout-Puissant, et c’est apparemment ces mêmes chérubins que saint Paul a désignés sous le nom de trônes (Colossiens 1.16)

Le trône de Salomon mérite encore une attention particulière ; l’Écriture nous le décrit comme le plus beau et le plus riche trône du monde (2 Rois 10.20). Il était tout d’ivoire, et revêtu d’or pur ; on y montait par six degrés ; le dossier en était rond, et deux bras soutenaient le siège ; douze lions d’or, un de chaque côté des six degrés, en faisaient le principal ornement.

Les Juifs juraient quelquefois par le trône de Dieu, ou par le ciel (Matthieu 5.34 ; 23.22). Le Fils de Dieu défend ces sortes de jurements : car, dit-il, celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu, et celui qui jure par le trône de Dieujure aussi par celui qui est assis sur ce trône. Il y a un passage dans l’Exode (Exode 17.16) que l’on pourrait entendre dans le sens d’un serment fait par le trône de Dieu. Le Seigneur a levé la main de dessus son trône (il a juré par son trône) qu’il ferait la guerre contre Amalec. Ainsi dans Judith (Judith 1.12) Nabuchodonosor jure par son trône qu’il fera la guerre à tous ceux qui ont rejeté ses ambassadeurs.

Dans l’Écriture le Fils de Dieu est représenté assis sur un trône à la droite de son Père (Psaumes 109.1). Et Jésus-Christ promet à ses apôtres de les faire asseoir sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël (Luc 22.30) ; et dans l’Apocalypse (Apocalypse 4.4) nous voyons vingt-quatre vieillards assis sur autant de trônes en présence du Seigneur ; et dans Daniel (Daniel 7.9), lorsque Dieu veut entrer en jugement avec les hommes, on prépare les trônes pour les juges ; l’Ancien des jours s’assit, son trône est comme une flamme de feu, ses roues comme un feu dévorant ; un fleuve de feu sortait de sa face ; des milliers de milliers d’anges le servaient, et des millions de millions étaient autour de lui.

Trônes (2)

Dans le sens d’un ordre de la hiérarchie céleste, peut signifier, comme nous avons déjà dit, les chérubins, que l’on considérait comme le trône de Dieu assis sur les chérubins, au-dessus de son arche. Saint Paul, dans l’Épître aux Éphésiens (Éphésiens 3.10 ; 6.12), ne fait pas mention des trônes parmi les autres esprits célestes qui composent la hiérarchie des anges. Quelques nouveaux prétendent que saint Paul, sous le nom de trônes, de puissances et de dominations, n’a prétendu parler que des puissances temporelles subordonnées les unes aux autres ; les trônes marquent les rois, les principautés les gouverneurs des provinces, les puissances les juges et les magistrats des villes, etc.