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Nicanor
Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet
Westphal Bost

C’est-à-dire, victorieux. On trouve dans l’Écriture quelques personnes du nom de Nicanor, dont il faut parler ici.

Nicanor (1)

Fils de Patrocle (2 Machabées 8.9), revint de Rome avec le roi Antiochus Épiphane, et eut beaucoup de part à ses bonnes grâces. L’auteur du second livre des Machabées dit qu’il était maître des éléphants. Il fût envoyé en Judée (1 Machabées 3.38-39), pour la première fois l’an du monde 3839, par Antiochus Épiphane, ou plutôt par Lysias, qui gouvernait le royaume pendant l’absence d’Antiochus, qui était allé dans la Perse. Nicanor donc fut envoyé en Judée avec Gorgias, pour s’opposer aux grands progrès que faisait Judas Machabée. Il se tenait si sûr de la victoire, qu’il se flattait de pouvoir payer les deux mille talents que le roi devait de tribut aux Romains avec l’argent qui reviendrait de la vente des esclaves juifs. Il envoya en même temps aux villes maritimes, pour inviter les marchands à venir acheter les esclaves qu’il espérait prendre à la guerre, leur promettant de leur en donner quatre-vingt-dix pour un talent.

Nicanor et Gorgias étant donc arrivés en Judée avec une puissante armée pour exterminer les Juifs et distribuer leur pays à des peuples étrangers, suivant les ordres qu’Antiochus Épiphane en avait donnés avant son départ pour la Perse. Judas Machabée en fut averti, et ayant fait assembler environ sept mille hommes de troupes qu’il avait, il les exhorta à combattre vaillamment sans craindre la multitude de leurs ennemis, leur rappelant dans la mémoire les merveilles que Dieu avait faites autrefois en faveur de leurs pères dans la défaite de l’armée de Sennachérib, et depuis encore dans celle de six vingt mille Galates ou Gaulois.

Après les avoir ainsi encouragés à prendre la défense de leur loi et de leur patrie, comme Jérusalem était en la puissance des nations idolâtres, ils vinrent à Maspha (1 Machabées 3.46) ; c’était un lieu de prières et de dévotion dans Israël avant que le temple fût bâti. Là ils jeûnèrent, se revêtirent de cilices, se couvrirent la tête de cendres, déchirèrent leurs vêtements en implorant le secours du Seigneur, et Eléazar, frère de Judas, leur lut quelque chose des livres de la loi. Ensuite Judas établit des officiers, nomma des tribuns, des capitaines et des décurions pour commander chacun la troupe qui lui était confiée, sous le commandement des officiers généraux ; enfin il se mit en marche, vint camper près d’Emmaüs, et donna ordre à ses gens de se tenir prêts pour combattre le lendemain.

Gorgias, croyant alors (1 Machabées 4.1) pouvoir surprendre Judas pendant la nuit et tailler en pièces sa petite armée, partit sur le soir avec un détachement de cinq mille hommes de pied et de mille chevaux choisis et ayant pris pour guides des Juifs déserteurs et apostats qui connaissaient le pays il marcha droit au camp d’Israël ; mais Judas ayant eu avis de sa marche, décampa au milieu de la nuit, et profitant de l’absence de Gorgias, qui était un général très-expérimenté, il s’avança pour aller attaquer le gros de l’armée qui était à Emmaüs. Cependant Gorgias étant arrivé au camp de Judas, et l’ayant trouvé abandonné, crut qu’il avait pris la fuite, et se mit à le chercher dans les montagnes ; mais Judas, ayant partagé son armée en quatre corps (2 Machabées 8.22), donna le commandement de quinze cents hommes à chacun de ses trois frères, Simon, Joseph et Jonathas, et après leur avoir donné pour mot du guet, le secours de Dieu, il se mit à la tête de trois mille hommes, attaqua Nicanor, lui tua plus de neuf mille hommes, et mit toute son armée en déroute.

Observations de Folard sur la déroute de Nicanor par Judas Machabée (1 Machabées 3.38-55). Je ne vois rien de plus beau ni de plus admirable dans les anciens historiens que les harangues que les généraux faisaient à leurs troupes pour leur relever le courage, et les exciter à vaincre ou mourir. Cette méthode, qui est excellente dans la bouche d’un général, et encore plus dans celle d’un roi, a duré jusqu’au seizième siècle : les harangues d’Henri le Grand sont remarquables dans son histoire. Les meilleures sont les plus courtes et celles où en peu de mots et d’un style énergique on retrace aux soldats les victoires précédentes, leur propre honneur, le bien et la gloire de leur patrie qu’ils ont entre leurs mains, les vices et les défauts de leurs ennemis, etc. Mais à présent pourquoi une si bonne coutume est-elle perdue ? C’est que la plupart des généraux manquent de cette éloquence laconique qui leur sied si bien, et qui les rend dignes de leur emploi.

Judas Machabée, dans la harangue qu’il fait ici à ses soldats, n’oublie rien de tout ce qui peut relever leur courage et exciter leurs espérances ; il met en usage la puissante batterie de la religion, qui est de toutes celle qui remue et qui touche davantage le cœur ; et lorsque c’est un brave guerrier tel que Judas qui s’en mêle, l’espoir de vaincre redouble infiniment, et surtout dans le cœur d’un peuple qui avait une aversion naturelle pour les ennemis de sa religion. Judas leur met donc devant les yeux les impiétés et les sacrilèges de leurs ennemis, qui avaient osé profaner le lieu saint. Ils se fient, leur dit-il (2mac 8.18), sur lèurs armes et sur leur audace ; mais pour nous, nous mettons notre confiance dans le Seigneur tout-puissant, qui peut renverser par un clin d’œil et tous ceux qui nous attaquent, et le monde entier. Il leur rappelle dans la mémoire les secours que Dieu avait donnés à leurs pères, la défaite de l’armée de Sennachérib, et finit par une victoire beaucoup plus récente et si extraordinaire que les commentateurs ne sont pas peu embarrassés à la trouver dans l’histoire, et ils ne la fondent que sur des conjectures qui, paraissent un peu forcées. Dom Calmet dit qu’il est assez croyable que l’affaire dont on nous parle ici fut quelque entreprise des Galates sur la Babylonie qui, n’ayant point eu de suite, a été négligée par les historiens, qui ne s’appliquent guère à rapporter les incursions des ennemis lorsqu’elles ne sont pas liées à d’autres événements dignes de l’histoire ; mais il me permettra de lui répondre qu’il n’y a point d’historien quelque abréviateur qu’il soit, qui puisse omettre un événement aussi surprenant, puisque Judas, dans sa harangue, dit que six mille Juifs, avec le secours du ciel, avaient tué dans un combat six vingt mille Galates. Un historien serait-il capable d’écarter un tel événement ? cependant l’histoire n’en fait nulle mention, ce qui me surprend encore plus que l’action des six mille hommes qui en tuent six vingt mille.

Cette guerre d’Antiochus avait d’abord porté la consternation parmi les Juifs ; leur confiance et leurs espérances étaient moins dans leurs forces si disproportionnées à celles de leurs ennemis, que dans le secours de-Dieu et dans l’habileté de leur général ; mais la harangue de Judas fit un tel effet sur le cœur des soldats, que, pleins de courage (1 Machabées 8.21), ils étaient prêts à mourir pour leurs lois et pour leur patrie.

Lysias (1 Machabées 3.38-40), régent du royaume pendant l’absence du roi Antiochus Épiphane qui était allé en Perse, choisit Ptolémée, fils de Dorymènes, Nicanor et Gorgias, qui étaient des hommes puissants entre les amis du roi, et envoya avec eux quarante mille hommes de pied et sept mille chevaux ; il leur donna ordre d’aller dans le pays de Juda et de ruiner tout, selon que le roi l’avait commandé. Ils s’avancèrent donc avec toutes leurs troupes, et vinrent camper près d’Emmaüs dans la plaine. Judas, ayant appris le dessein d’Antiochus d’exterminer toute la nation juive, sentit bien les difficultés qu’il y avait de s’opposer à cette entreprise le nombre, la valeur de ses ennemis et l’expérience des chefs l’étonpaient ; mais il prit des mesures dignes de lui. Pour dissiper ses craintes, il établit une discipline exacte parmi ses troupes ; il introduit le même ordre que David avait fait sous son règne ; il établit des officiers pour commander l’armée, des tribuns, des capitaines de cent hommes, et des officiers de cinquante et de dix (1 Machabées 3.66). Quelque brave et intrépide que soit une armée, quelque habile et éclaire que soit un général, sans l’ordre et la disci, pline ses espérances seront trompées. Jusqu’ici il semble que les Machabées n’avaient opposé que la valeur et la ruse dans la disposition de leurs troupes au grand nombre de leurs ennemis ; mais la discipline, jointe à la ruse et à l’habileté des chefs des Juifs, supplée à leur faiblesse ; ajoutez à tout cela leur confiance dans le secours de Dieu, la victoire leur était infaillible ; ils la crurent telle ils allèrent au-devant de leurs ennemie, et les deux armées se trouvèrent fort près l’une de l’autre dans la plaine d’Emmaüs.

Gorgias, sachant que les Juifs étaient résolus de vaincre ou mourir pour leur religion et pour leur patrie, tenta une surprise nocturne, comptant de surprendre Judas et de tailler en pièces sa petite armée à la faveur des ténèbres ; il partit donc sur le soir, s’étant mis à la tête d’un corps de cinq mille hommes de pied et de millechevaux choisis, et marcha droitau camp d’Israël. Judas, informé du dessein de son ennemi, ne perd pas un instant, décampe au milieu de la nuit, profitant de l’absence de Gorgias dont il craignait la ruse et l’audace, il tire du côté d’Emmaüs et lui dérobe une marche ; Gorgias, qui le croit encore dans son camp, s’en approche, et le trouvant abandonné, s’imagine que les Juifs ont pris la fuite, il les va chercher, mais inutilement, dans les montagnes, ne pouvant s’imaginer qu’ils eussent tiré droit à son camp.

Judas y arrive, et Nicanor, surpris d’une aventure si extraordinaire et de la hardiesse de son ennemi, ne sait que penser de l’entreprise de Gorgias, il crut qu’il avait été battu ; cependant à ta vue des Juifs, il sort de son camp, met ses troupes en bataille, et les, range selon la méthode des peuples de l’Asie, qui était celle des Grecs, c’est-à-dire, l’infanterie au centre et la cavalerie sur les ailes.

Pour Judas Machabée, il divisa son armée en plusieurs corps (2 Machabées 8.22), et en donna le commandement à ses frères, Simon, Joseph et Jonathas, chacun d’eux ayant sous soi quinze cents hommes. Cela veut dire, en recourant au premier livre des Machabées, qu’il la partagea en quatre corps, puisqu’il est dit (1 Machabées 4.6) qu’il parut à la tête de trois mille hommes. On voit qu’il suit toujours sa méthode de combattre par corps séparés sur le front de la ligne, et sur une très-grande profondeur.

De toutes les batailles que les Machabées ont données, je n’en vois point qui soit plus accompagnée de cérémonies et de précautions que celle-ci ; il faut dire aussi que le salut des Juifs en dépendait, tant les forces de leurs ennemis étaient nombreuses, et les chefs aguerris et capables d’inspirer la crainte et la terreur ; mais le général des Juifs par son habileté et sa prudence surmonta tous ces obstacles : Et le Seigneur tout-puissant s’étant déclaré en leur fureter, ils tuèrent plus de neuf mille hommes ; et la plus grande partie de l’armée de Nicanor s’étant trouvée affaiblie par les blessures qu’elle avait reçues, ils la forcèrent de prendre la fuite (2 Machabées 8.23). Et Nicanor s’enfuit (2 Machabées 8.35) au travers du pays, après s’être depouille des riches habits qui le distinguaient, et arriva seul à Antioche, ayant trouvé le comble de ses malheurs dans la perte de son armée. [ici finissent les Observations de Polard].

Nicanor revint en Judée environ quatre ans après, lorsque Démétrius Soter, fils de Séleueas, fut de retour dans la Syrie et fut monté sur le trône de ses pères. Alcime, qui avait acheté la souveraine sacrificature, voulant se mettre en possession de cette dignité, demanda au roi des forces pour le soutenir. Démétrius lui donna Bacchides avec des troupes qui l’établirent à main armée dans l’exercice du sacerdoce. Mais Judas, s’étant mis en campagne et ayant rassemblé des soldats, obligea Alcime de s’enfuir et d’aller de nouveau demander du secours à Démétrius. Ce prince envoya Nicanor en Judée (1 Machabées 7.26-27) avec ordre de faire périr tous ceux qui s’opposeraient à ses ordres. D’abord il essaya de surprendre Judas, en l’attirant hors de la ville à une conférence où ils de, vaient traiter de la paix. Judas s’y rendit ; mais s’étant aperçu que l’on voulait l’arrêter, il se retira et ne voulut plus entendre parler d’accommodement. Ensuite il marcha contre Nicanor avec son armée. Le combat se donna à Caphar-Salama. Il y eut du côté de Nicanor près de cinq mille hommes de tués sur la place. Le reste se sauva à Jérusalem. Nicanor y vint aussi ; il se railla des holocaustes que l’on y offrait pour les rois de Syrie, traita les prêtres avec mépris, et les menaça, s’ils ne lui remettaient Judas entre les mains, de brûler le temple lorsqu’il serait de retour.

Il partit en même temps, et vint camper vers Béthoron, où il reçut un renfort de troupes syriennes. Judas de son côté s’approcha avec son armée et se campa à Adarsa, à quatre milles de Béthoron. La bataille se donna le treizième jour du mois d’adar. L’armée de Nicanor fut défaite, et lui tué le premier dans le combat. Ses troupes le voyant mort jetèrent les armes et prirent la fuite. On coupa la tête à Nicanor, et la main droite qu’il avait insolemment étendue contre le temple ; les Juifs les apportèrent, et ils les suspendirent à la vue de Jérusalem, et ordonnèrent que dans la suite ce même jour serait célébré comme une fête dans Israël. Telle fut la fin de Nicanor. Il mourut l’an du monde 3843, avant Jésus-Christ 157, avant l’ère vulgaire 161.

Le second livre des Machabées raconte cette dernière expédition de Nicanor contre la Judée, avec plus d’étendue (2 Machabées 14.12-13). Il dit que ce général vint en Judée, avec ordre de prendre Judas vif, de dissiper ceux qui étaient avec lui, et d’établir Alcime souverain sacrificateur. Son arrivée jeta l’épouvante dans tout le pays. Nicanor vint se camper près du château de Dessau, au voisinage du bourg d’Essaiis, dont on ignore la situation. Simon, frère de Judas, escarmoucha contre l’armée ennemie, et même souffrit d’abord quelque perte. Toutefois, Nicanor, qui connaissait l’extrême valeur de Judas et de ses gens, lui envoya du monde pour traiter de la paix. La négociation dura assez longtemps ; et enfin on convint que Judas et Nicanor se trouveraient ensemble en un certain lieu à la campagne pour conclure le traité. La conférence se tint, et ils convinrent de leurs conditions. Nicanor et Judas demeurèrent ensemble en bonne intelligence à Jérusalem, et Nicanor congédia les troupes qui ne lui servaient plus de rien. Il avait de l’amitié pour Judas, et il le pria même de se marier, et de songer à avoir des enfants.

Mais cette union fut bientôt troublée par Alcime, qui ne pouvait voir Judas revêtu de la souveraine sacrificature, à son exclusion. Il alla donc trouver Démétrius à Antioche, et accusa Nicanor de trahir les intérêts du roi et du royaume, de concert avec Judas Machabée. Le roi, aigri par ces calomnies, écrivit à Nicanor qu’il trouvait fort mauvais qu’il eût fait ainsi amitié avec Judas, et lui commanda de le lui envoyer chargé de chatnes à Antioche. Nicanor fut affligé de recevoir ces ordres ; ne pouvant résister à son maître, il falut chercher l’occasion d’arrêter Judas. Celui-ci s’aperçut bientôt du changement de Nicanor, et pour le prévenir, il se retira avec quelque monde. Nicanor, voyant que Judas lui était échappé, entra en fureur, et étant venu au temple, ordonna aux prêtres de lui remettre Judas. Les prêtres eurent beau l’assurer, même avec serment, qu’ils ne savaient où il était, il étendit la main vers le temple, et leur dit : Si vous ne me remettez Judas entre les mains, je raserai ce temple jusqu’aux fondements, je renverserai cet autel, et je consacrerai ce lieu au dieu Bacchus.

Alors il sortit du temple, et quelques méchants accusèrent auprès de lui un vieillard vénérable nommé Rhasis ou Rasias (2 Machabées 14.37-38) qu’on appelait le père des Juifs, et dont la vie était très-pure et très-éloignée de toutes les souillures du paganisme. Nicanor envoya cinq cents hommes pour le prendre. Rhasis, voyant qu’il ne pouvait s’échapper, se donna un coup d’épée, et courant avec impétuosité, se précipita du haut de sa maison au milieu du peuple. Comme il respirait encore, il se releva, et étant monté sur une pierre escarpée, il tira ses entrailles de son corps, et les jetant avec les deux mains sur le peuple, il mourut au milieu de ses ennemis, qui ne purent s’empêcher, d’admirer son grand courage. Voyez au mot Rasias.

Après cela, Nicanor, ayant appris que Judas était dans le pays de Samarie (2 Machabées 15.3-5), résolut de l’aller attaquer le jour du sabbat. Il marcha au son des trompettes et au chant des cantiques de victoire, et livra la bataille à Judas, qui n’avait de défense que dans le secours du Dieu des armées. L’armée de Nicanor fut mise en déroute, il y en eut trente-cinq mille de tués sur la place ; et le combat étant fini, on reconnut que Nicanor était tombé mort couvert de ses armes. Aussitôt il s’éleva un grand cri de joie. Judas commanda qu’on lui coupât la tête et la main, avec l’épaule ; et étant arrivé à Jérusalem, il assembla le peuple et les prêtres dans le temple, et leur montra la tête et la main de leur ennemi. Il les fit voir aussi aux Syriens qui étaient dans la citadelle ; puis il fit couper la langue de cet impie qui avait proféré des blasphèmes contre le Seigneur ; et l’ayant fait hacher en petits morceaux, il la donna à manger aux oiseaux. La tête fut pendue au haut de la citadelle, et la main fut attachée à un poteau vis-à-vis du temple. Il fut arrêté d’un commun consentement que l’on célébrerait ce jour-là tous les ans comme une fête particulière, en actions de grâces de la défaite de Nicanor.

Nicanor (2)

L’un des sept premiers diacres (Actes 6.5-6) qui furent établis à Jérusalem peu de temps après la descente du Saint-Ésprit, à l’occasion du murmure qui s’éleva entre les fidèles qui parlaient grec, et ceux de la Palestine, qui parlaient hébreu ou syriaque ; les premiers se plaignant de ce qu’on négligeait leurs veuves dans la distribution qui se faisait chaque jour des choses nécessaires pour leur nourriture. Les apôtres, pour remédier à ce mal, choisirent sept personnes, du nombre desquelles était Nicanor, pour servir aux tables et pour faire une juste distribution des aumônes journalières.On ne sait rien de particulier de saint Nicanor. Le martyrologe romain dit qu’il remporta la couronne du martyre le 10 de janvier, dans l’île de Chypre. Les Grecs font sa fête le 27 d’août, avec celle des saints Procore, Timon et Parniénas. Dorothée dit qu’il fut mis à mort avec beaucoup d’autres le même jour Glue saint Étienne ; ce qui insinue qu’il fut martyrisé à Jérusalem, et non pas en l’île de Chypre.Son nom se trouve aux Meuées le 28 décembre.

Nicanor (3)

Ou Nicator. Démétrius Nicator, roi de Syrie, monta sur le trône l’an du monde 3851, avant Jésus-Christ 116, avant l’ère vulgaire 150. Il régna dix ans ; mais toujours dans le trouble, à cause des différents compétiteurs qui lui disputèrent le, royaume. Voyez Démétrius.