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Samir
Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet
Westphal

Samir (1)

Fils de Micha, lévite (1 Chroniques 24.24).

Samir (2)

Ville de la tribu de Juda (Josué 15.48). Quelques exemplaires des Septante lisent Saphir au lieu de Samir.

Samir (3)

Ville de la tribu d’Epltraïm, dans les montagnes de cette tribu, où demeurait Thola, juge d’Israël (Juges 10.1).

Samir (4)

Ou Schamir. Ce terme se trouve en différents endroits du texte hébreu de l’Ancien Testament, et il signifie quelquefois des épines (Isaïe 5.6 ; 7.23-25 ; 9.18 ; 10.17 ; 27.4 ; 32.13), des ronces, ou même un lieu rempli de ronces et d’épines ; et d’autres fois (Jérémie 17.1 Ézéchiel 3.2 Zacharie 7.12), une pierre ou un instrument d’une dureté extraordinaire, et propre à polir les pierreries : d’où vient qu’on le traduit quelquefois par diamant. Les rabbins ont fort raisonné sur le samir. Ils ont prétendu que c’était un vermisseau, et qu’il était une des dix choses que Dieu avait créées le soir du samedi. Ils croient que Moïse s’en servit pour polir et graver les pierres précieuses du rational ; que Salomon l’employa aussi pour polir et tailler les pierres qui servirent à la construction du temple, où l’Écriture (1 Rois 6.7) dit qu’on n’entendit ni le marteau ni la cognée, parce que, selon les rabbins, Salomon taillait sans bruit, par le moyen du samir, les pierres qu’on amenait de la carrière. Quelques Hébreux prétendent que le démon Asmodée, ayant été pris et enchaîné par ce prince, fut forcé de lui donner ce ver si merveilleux. D’autres disent que Salomon ayant fait enfermer dans une boule de verre toute la nichée d’une huppe, cet oiseau, pour tirer ses petits de cette prison, alla chercher le vermisseau samir, par le moyen duquel elle rompit aisément le verre : ce qui fit connaître à Salomon la vertu de ce petit animal. Vincent de Beauvais, dans sen Dectrinal, a connu cette fable ; mais au lieu d’une huppe il a mis une autruche, et au lieu de samir il met thamur.

Bochart, après avoir beaucoup examiné ce que l’on a dit du samir, a fort bien montré que ce n’était ni un vermisseau, ni sun rocher, ni un diamant, mais une pierre qui est si dure, que les lapidaires s’en servent communément pour polir les pierreries ; Cet auteur montre, contre le sentiment de Cardan, que les anciens l’ont connu et employé à cet usage. Hésychius dit que c’est une espèce de sable ; mais c’est parce qu’on le réduisait en poudre pour s’en servir à polir les pierreries.