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André
Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet
Westphal Bost

André (1)

Capitaine des gardes de Ptolémée Philadelphe, roi d’Égypte, qui inspira à ce prince la résolution de donner la liberté à cent vingt mille Juifs qui demeuraient dans ses États. Il fut appuyé dans sa demande par Aristée, Zozibe et Tharentin, aussi gardes de Philadelphe. Tout cela n’est fondé que sur le récit d’Aristée dans son histoire des Septante interprètes, qui passe dans l’esprit de plusieurs savants pour une fable faite à plaisir. Voyez Aristée.

André (2)

Apôtre de Jésus-Christ, était natif de Bethzaïde, et frère de saint Pierre. Il fut d’abord disciple de saint Jean-Baptiste, qu’il quitta pour suivre le Sauveur, après le témoignage que saint Jean lui rendit, en disant : Vous êtes l’Agneau de Dieu qui ôtez les péchés du monde. Il suivit le Sauveur avec un autre disciple de Jean, et alla dans la maison où logeait Jésus (Jean 1.39). Il y demeura depuis environ quatre heures du soir, jusqu’a la nuit. C’est le premier disciple que Jésus reçut à sa suite.

André lui amena son frère Simon, ou Pierre, et ils passèrent un jour avec lui (Jean 1.41) ; après quoi ils allèrent aux noces de Cana, et enfin retournèrent à leur occupation ordinaire. Quelques mois après, Jésus les ayant rencontrés qui pêchaient ensemble, les appela tous deux, et leur promit de les faire pêcheurs d’hommes. Ils quittèrent aussitôt leurs filets pour ne se séparer jamais de sa personne (Matthieu 4.19).

L’année suivante, Jésus-Christ étant dans le désert au de la de la mer de Galilée, demanda à ses disciples comment il donnerait à manger à cinq mille hommes qui l’avaient suivi. Saint André lui dit qu’il y avait là deux poissons et cinq pains d’orge (Jean 6.9). Peu de jours avant la Passion, quelques gentils ayant désiré voir Jésus-Christ, ils s’adressèrent à saint Philippe, qui en parla à saint André, et tons deux ensemble le dirent au Sauveur (Jean 10.11-22). Deux ou trois jours après, saint André et quelques autres apôtres demandèrent à Jésus-Christ quand la ruine du temple devait arriver. Voilà ce que l’Évangile nous apprend de ce saint apôtre [On publia sous le nom de saint André un Évangile et des Actes, que le concile de Rome, sous le pape Gélase, rejeta comme apocryphes. J’ignore s’il reste quelque chose de Évangile de saint André ; quant à ses Actes, qui étaient reçus par les Manichéens, saint Augustin dans son traité de la Foi contre ces hérétiques, en cite deux passages, qui étaient contraires au mariage. L’Adversaire de la loi et des prophètes, réfuté par le même Père, les avait allégués en plus d’un endroit. M. Dujardin, envoyé en Égypte par M. de Salvandy, ministre de l’instruction publique, a trouvé, entre autres manuscrits, une copie des Actes de saint André, écrite en dialecte saïdique].

Quelques Anciens croient que saint André prêcha dans la Scythie (Eusèbe, Origène…). D’autres, assurent qu’il prêcha dans la Grèce ; mais les uns croient que ce fut dans l’Épire, les autres dans l’Achaïe, d’autres à Argos. Les nouveaux Grecs lui attribuent la fondation de l’Église de Byzance, Constantinople ; ce qui n’est connu par aucun Ancien. Les actes de son martyre, qui sont assez anciens, mais que les critiques ne croient point originaux, portent qu’il fut martyrisé à Patras en Achaïe, ayant été condamné à mourir sur la croix, par Egée, proconsul de cette province. On ne sait point en quel temps il a été martyrisé ; mais tous les martyrologes anciens et nouveaux des Grecs et des Latins conviennent à mettre sa fête le 30 de novembre. Son corps fut enterré à Patras, où il avait été crucifié. De là il fut transporté à Constantinople, où il fit grand nombre de miracles. On voit aujourd’hui dans l’église de Saint-Victor, de Marseille, une croix que l’on croit être celle où saint André fut attaché. Elle est de la figure d’une croix ordinaire ; elle est enfermée dans une châsse d’agent. On ne sait pourquoi le peintres nous représentent la croix de sait André comme un 10. Saint Pierre Chrysologue dit qu’il a été crucifié à un arbre. Le faux saint Hippolyte assure qu’il l’a été à un olivier. Toutefois la tradition qui le représente attaché à une croix de saint André est assez ancienne.