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Jaïr
Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet
Westphal Bost

Jaïr (1)

De la famille de Manassé [Au mot Avoth-jaïr, dom Calmet dit que Jaïr était fils de Manassé, et il indique (Nombres 32.41), parallèle à (Deutéronome 3.14), qu’il entend du juge d’Israël. Ainsi distingue-t-il et confond-il tout à la fois Jaïr, fils de Manassé et possesseur du pays d’Argob, et Jaïr, de la famille de Manassé et juge d’Israël], posséda un grand canton au delà du Jourdain, tout le pays d’Argob, jusqu’aux limites de Gessur et do Machati (Deutéronome 3.14). Il succéda à Thola dans la judicature (Juges 10.3) ou le gouvernement des Israélites, et eut pour successeur Jephté. Son gouvernement fut de vingt-deux ans, depuis 2795 jusqu’en 2817. Jaïr avait trente fils qui montaient autant d’ânes (Cette expression marque qu’ils étaient puissants voir (Juges 5.10 ; 13.14), et qui étaient maîtres ou gouverneurs de trente villes, nommées Havoth-Jaïr. Il fut enterré à Camon, au delà du Jourdain. [Voyez l’article suivant].

Jaïr (2)

Judaïte, fils de Ségub, qui était fils d’Hesron et de la fille de Machir, père ou prince de Galaad (1 Chroniques 2.21-22). Machir était de la demi-tribu de Manassé au delà du Jourdain. Il est dit, dans ce dernier verset, que Jaïr possédait, vingt-trois villes dans le pays de Galaad, et au verset suivant, que Gessur et Aram lui prirent ses villes (Havoth-Jaïr), et qu’ils prirent aussi Canath et ses dépendances, soixante villes… Qui étaient Gessur et Aram ? des individus ou des peuples ? Mais voici une question plus difficile à résoudre : Ce Jaïr est-il le même ou autre que celui dont l’article précède ? Conférez (Nombres 32.39-42 ; Deutéronome 3.13-15 ; Josué 13.29-31 ; Juges 10.3-5 ; 1 Chroniques 2.21-23). De la conférence de ces passages il résultera plus d’une difficulté tant du côté du texte que du côté de la chronologie et des généalogies. Il faut se souvenir que le mot ben, filius, veut dire descendant aussi bien que fils, et le mot pater, prince ou chef, aussi bien que père. Je ferai seulement une observation : Juda naquit l’an 2116 avant Jésus-Christ ; entre lui et Jaïr il y a Pharès, fils de Juda, Hesron, fils de Pharès, Ségub, fils d’Hesron ; ainsi Jaïr est à la cinquième génération, en comptant Juda pour la première. Or, depuis la naissance de Juda jusqu’à la judicature de Jaïr, qui commença l’an 1283 avant Jésus-Christ, il s’écoula plus de huit cent trente ans. J’ai pris ces époques dans l’Art de vérifier les dates. Voyez parmi les pièces préliminaires, à la tête du premier volume. Encore une observation : Huré distingue entre Jaïr, fils de Ségub, et Jaïr, juge d’Israël, et il dit que le fils de Ségub est appelé fils de Manassé, parce que Ségub était né de la fille de Machir, fils de Manassé. Il remarque que Jaïr, le juge, est confondu par quelques uns avec le fils de Ségub.

Jaïr (3)

Fils de Séméi et père du célèbre Mardochée (Isaïe 2.3).

Jaïr (4)

Avoth-Jaïr. Voyez ci-devant Avoth. C’étaient des hameaux possédés par Jaïr.

Jaïr (5)

Ou Juïrus, chef de la synagoue de Capharnaüm. Sa fille étant tombée dangereusement malade, il alla supplier Jésus-Christ, avec de grandes instances, de venir lui imposer les mains, et la guérir (Matthieu 9.18 ; Marc 5.22 ; Luc 8.43). Jésus le suivit ; et comme il était en chemin, on vint dire à Jaïr que sa fille était morte et qu’il était inutile que Jésus se donnât la peine d’aller plus loin. Mais Jésus les rassura et dit à Jaïr : Ne perdez point confiance, croyez seulement. Lorsqu’ils furent arrivés à la maison, ils y trouvèrent des pleureuses et des joueurs d’instruments, qui se disposaient à accompagner la fille au tombeau. Jésus les fit taire et leur dit que l’enfant n’était pas morte. Il entra dans la chambre avec le père et la mère de la fille, et trois de ses principaux disciples ; et prenant la morte par la main, il lui dit de se lever, comme s’il l’eût simplement réveillée. Elle se leva et commença à marcher. Or, elle avait environ douze ans, et Jésus commanda qu’on lui donnât à manger.

Jala