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Enos
Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet
Westphal

Fils de Seth (Genèse 4.28), et père de Caïnan. Il naquit l’an du monde 235 ; avant Jésus-Christ 3765 ; avant l’ère vulgaire 3769. Il mourut âgé de neuf cent cinq ans, l’an du monde 1140 ; avant Jésus-Christ 2860 ; avant l’ère vulgaire 2864. Moïse nous dit qu’Enos commença à invoquer le nom du Seigneur ; c’est-à-dire, qu’il fut inventeur des cérémonies de la religion, et des rits du culte extérieur que l’on rend à Dieu d’autres traduisent l’Hébreu par (Genèse 4) : Alors on commença à invoquer le nom du Seigneur. Enos forma la manière publique et extérieure d’honorer Dieu. Ce culte se soutint et se conserva dans la famille d’Enos, pendant que la famille de Caïn se plongeait dans toute sorte de dérèglements et d’impiétés.

Plusieurs Juifs croient que, du temps d’Enos, l’idolâtrie commença à s’introduire dans le monde. Ils traduisent l’Hébreu par : On commença alors à profaner le nom du Seigneur ; on commença à le donner à la créature, aux idoles ; on pourrait aussi traduire de cette sorte : On commença alors à se qualifier du nom du Seigneur. Les gens de bien, pour se distinguer des méchants, commencèrent à prendre la qualité d’enfants de Dieu, ou de serviteurs de Dieu ; d’où vient que Moïse (Genèse 6.1-2), dit que les enfants de Dieu, c’est-à-dire, les descendants d’Enos, qui jusque-là avaient conservé la vraie religion, voyant les filles des hommes qui étaient belles, prirent pour femmes toutes celles qu’ils avaient choisies.

Génébrard attribue quelques écrits à Enos ; il dit qu’il écrivit sur la religion, sur la manière de prier Dieu, et sur les cérémonies. Mais on n’a aucune connaissance de ces prétendus ouvrages, et il ne cite aucun auteur ancien qui en ait fait mention.

Les Orientaux ajoutent à son histoire, que Seth, son père, le déclara prince souverain et grand pontife des hommes après lui ; qu’Enos fut le premier qui ordonna des aumônes publiques pour les pauvres, qui établit des tribunaux publics pour rendre la justice, et qui planta ou plutôt qui cultiva le palmier. Il mourut âgé de neuf cent soixante-cinq ans, et laissa Caïnan, l’aîné de ses fils, pour successeur de sa dignité de prince souverain et de grand prêtre.