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Élam
Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet
Westphal Bost

Élam (1)

Voyez Aelam.

Élam (2)

Fils aîné de Sem (Genèse 10.22 ; 1 Chroniques 1.17).

Élam (3)

Pays ainsi nommé du fils aîné de Sem, dont la descendance, dit Barbie du Bocage, peupla en grande partie lie rivage du golfe Persique, à l’orient du Tigre. Sous son nom, on comprit cependant d’une manière spéciale le pays renfermé entre l’Eulceus et l’Oroates, la Médie et le golfe Persique, qui conserva pendant toute l’antiquilé la dénomination d’Elymaïs. Au N., l’Elymaïs était montueuse, et au S. marécageuse. Suivant Daniel, Suse a dû en être la capitale, quoique l’on trouvât sur les bords de l’Oroates une ville d’Elymaïs qui était loin d’être sans importance. Ses habitants, appelés Élamites, étaient, surtout ceux du Nord, bons archers et guerriers redoutables, mais livrés au brigandage, comme l’ont toujours été à peu très les peuples montagnards de cette partie de l’Asie ; les autres se livraient plus facilement aux travaux sédentaires et surtout à l’agriculture. Dès le temps d’Abraham, on voit un de leurs souverains, Chodorlabomor, jouir d’un grand pouvoir ; il tient sous le joug, pendant trois ans, les peuples du pays de Chanaan. C’est à la suite d’une révolte de ces peuples, tentée dans le but de repousser cette domination étrangère, que la Genèse nous apprend ce fait, qui sans elle nous serait inconnu. Les rois de Sennaar et de Pont fournirent des secours à ce prince, peut-être à un autre titre que celui d’allié, car on pourrait les croire alors sous la dépendance du roi d’Élam. Quoi qu’il en soit, ce pouvoir n’était pas très-bien affermi, car, après la défaite de Chodorlabomor par Abraham, il n’est plus question de la puissance des princes d’Élam. Élam subit en effet le joug des Assyriens, des Mèdes et des Babyloniens, avant de s’élever, sous le nom de Perse, au degré de gloire que lui acquit le génie du grand Cyrus. Lors de la destruction du royaume de Juda par Nabuchodonosor, une partie de la population juive fut remplacée sur les terres de la Judée par des peuples tirés de divers lieux du pays d’Élam ; et au retour de la captivité ceux-ci figurent encore au nombre des peuples transplantés qui s’opposèrent le plus vivement à la reconstruction du temple de Jérusalem. Voyez Elymaïs.

Élam (4)

Lévite descendant de Coré, était le cinquième fils de Mésélémia, et un des portiers du temple (1 Chroniques 26.3).

Élam (5)

Chef de famille benjamite, sorti de celle de Sésac (1 Chroniques 8.24-25).

Élam (6)

Chef de famille, dont les descendants revinrent, au nombre de douze cent cinquante-quatre, de la captivité avec Zorobabel (Esdras 2.7 ; Néhémie 7.12). Soixante-onze autres de ses descendants, en comptant haï, fils d’Athalias, revinrent aussi dans la patrie avec Esdras (Esdras 8.7). Dans ce dernier endroit la Vulgate le nomme Adam. Séchénias, un de ses descendants, proposa à Esdras de renvoyer les femmes drangères et de faire alliance avec le Seigneur (Esdras 10.2) et suivants, et six autres, qui avaient épousé de ces femmes, les renvoyèrent (26). Il ne faut pas confondre cet Élam avec le suivant.

Élam (7)

Autre chef de famille, dont les descendants revinrent pareillement, au nombre de douze cent cinquante-quatre, de la captivité avec Zorobabel (Esdras 2.31 ; Néhémie 7.34).