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Daphca
Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet

Neuvième, ou dixième campement des Israélites dans le désert (Nombres 33.12). Du désert de Sin, ils allèrent à Daphca ; de Daphca, à Alus [C’est le neuvième campement, suivant M. Delaborde. Les Israélites, dit Moïse dans son récit (Exode 17.1), étant partis du désert de Sin, et ayant demeuré dans les lieux que le Seigneur leur avait marqués, campèrent à Raphidim. Et dans son journal (Nombres 23.12), ils vinrent de Sin à Daphca. Sur quoi M. Léon Delaborde, qui a examiné les lieux, s’exprime en ces termes (Commentaire sur l’Exode, pages 98, col. 1): «Il eût été impossible aux Hébreux avec leur lourde caravane et leurs nombreux troupeaux, de parvenir du désert de Sin à Raphidim en un jour ; c’est ce que ferait à peine un cavalier monté sur un bon dromadaire ; tandis qu’en divisant la distance jusqu’à Raphidim en trois journées, jusqu’au Sinaï en quatre, et depuis Suez, la distance totale en dix journées à-peu-près égale en longueur, on au moins en fatigues, on explique le récit d’une manière satisfaisante, et l’on fait mieux ressortir la sagesse et l’habileté du chef d’une si grande caravane.

Cette division est d’autant plus acceptable qu’elle est encore celle des caravanes chargées, et que les anciens pèlerins, qui voyageaient tranquillement à âne, l’observaient. Pierre de Suchen, en 1336, écrivait : du Caire et de Babylone on va au Sinaï en douze jours.

Daphca était peut-être un lieu habité, c’était certainement un endroit connu dans la contrée puisqu’il porte un nom ; de fait, ce devait être une des meilleures stations des Israélites, dans l’admirable fertilité et l’agréable fraîcheur de Ouady-Feyran.»

M. Delaborde a levé et dessiné avec grand soin la carte de cette vallée, et il l’a reproduite dans son ouvrage ; les positions de Sin, de Daphca et d’Alus s’y remarquent.

De Daphca, dit le texte sacré (Nombres 23.13), les Israélites vinrent camper à Alus. « La vallée, poursuit M. Delaborde, était trop agréable, les troupeaux y trouvaient de trop abondants pâturages, pour que la grande émigration nomade hâtât sa marche. Elle s’arrête à Alus, qui, comme Daphca, désigne un lieu de halte, habituel aux caravanes, et offrant au voyageur une source et des palmiers].