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Denier
Dictionnaire encyclopédique de la Bible de Augustin Calmet
Westphal Bost

denarius, sorte de monnaie romaine, que l’on estime ordinairement à dix sols de France. Elle valait cinq petits sesterces romains. Le nom de denarius ne se lit pas dans l’Ancien Testament ; mais il se lit souvent dans le Nouveau, et il y est pris pour une pièce d’argent en général, c’est-à-dire, pour le sicle, qui était la monnaie la plus ordinaire parmi les Hébreux, avant qu’ils fussent soumis aux Grecs et aux Romains. Saint Marc (Marc 12.15) et saint Luc (Luc 20.24) appellent denier ce que saint Matthieu (Matthieu 22.19) appelle numisma census, la pièce d’argent que l’on payait par tête aux Romains dans la Judée. Mais on en ignore la vraie valeur. Les rabbins, sous le nom de denier, entendent d’ordinaire un quart de sicle, c’est-à-dire, environ huit sols de notre monnaie [M. Dureau de la Malle dit que le denier d’argent romain se partageait en 2 quinaires, et le quinaire en 2 sesterces. Il parle des petits sesterces. Il prouve que ce denier était les 25/28 de la drachme attique. Les monnaies d’argent romaines ont successivement perdu de leur valeur. Le denier de l’an de Rome 485 valait 1 fr. 63 c., parce qu’il en fallait 40 à la livre d’argent, qui valait 65 fr. 21 chapitre Le denier de l’an 510, dont il fallait 75 à la livre, ne valait que 0 fr. 87 r. ; de l’an 513 à l’an 707, il ne valait que 0 Fr, 78 c.

M. Dureau de la Malle, dans son chapitre sur le prix de la journée de travail chez les Romains, rappelle que, dans le Nouveau Testament, le maître donne à ses journaliers un denarius (Matthieu 20.2) et suivants.), qu’il évalue, d’après Fabroni à 1 fr. 11 chapitre par jour. Comme le denier romain est assez souvent mentionné dans le Nouveau Testament, et qu’il en est aussi question dans l’histoire de l’Église dans les premiers siècles, nous allons emprunter de l’ouvrage de M. Dureau de la Malle une des tables de conversion dont M. Delorme, professeur de mathématiques, est l’auteur. C’est la 14e. On y verra la valeur du denier successivement diminuée, depuis César jusqu’aux Antonins, et exprimée en monnaie française décimale.