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Bible en un an: 4 textes bibliques par jour
Jour 15

Suivez notre plan de lecture de la Bible sur un an qui vous permettra d'enrichir votre méditation quotidienne.
Cliquez simplement sur les chapitres ci-dessous pour les lire chaque jour.


La famine s’appesantissait sur le pays.
Quand ils eurent fini de manger le blé qu’ils avaient apporté d’Égypte, Jacob dit à ses fils : Retournez, achetez-nous un peu de vivres.
Juda lui répondit : Cet homme nous a fait cette déclaration formelle : Vous ne verrez pas ma face, à moins que votre frère ne soit avec vous.
Si donc tu veux envoyer notre frère avec nous, nous descendrons, et nous t’achèterons des vivres.
Mais si tu ne veux pas l’envoyer, nous ne descendrons point, car cet homme nous a dit : Vous ne verrez pas ma face, à moins que votre frère ne soit avec vous.
Israël dit alors : Pourquoi avez-vous mal agi à mon égard, en disant à cet homme que vous aviez encore un frère ?
Ils répondirent : Cet homme nous a interrogés sur nous et sur notre famille, en disant : Votre père vit-il encore ? Avez-vous un frère ? Et nous avons répondu à ces questions. Pouvions-nous savoir qu’il dirait : Faites descendre votre frère ?
Juda dit à Israël, son père : Laisse venir l’enfant avec moi, afin que nous nous levions et que nous partions ; et nous vivrons et ne mourrons pas, nous, toi, et nos enfants.
Je réponds de lui ; tu le redemanderas de ma main. Si je ne le ramène pas auprès de toi et si je ne le remets pas devant ta face, je serai pour toujours coupable envers toi.
Car si nous n’eussions pas tardé, nous serions maintenant deux fois de retour.
Israël, leur père, leur dit : Puisqu’il le faut, faites ceci. Prenez dans vos sacs des meilleures productions du pays, pour en porter un présent à cet homme, un peu de baume et un peu de miel, des aromates, de la myrrhe, des pistaches et des amandes.
Prenez avec vous de l’argent au double, et remportez l’argent qu’on avait mis à l’entrée de vos sacs : peut-être était-ce une erreur.
Prenez votre frère, et levez-vous ; retournez vers cet homme.
Que le Dieu tout puissant vous fasse trouver grâce devant cet homme, et qu’il laisse revenir avec vous votre autre frère et Benjamin ! Et moi, si je dois être privé de mes enfants, que j’en sois privé !
Ils prirent le présent ; ils prirent avec eux de l’argent au double, ainsi que Benjamin ; ils se levèrent, descendirent en Égypte, et se présentèrent devant Joseph.
Dès que Joseph vit avec eux Benjamin, il dit à son intendant : Fais entrer ces gens dans la maison, tue et apprête ; car ces gens mangeront avec moi à midi.
Cet homme fit ce que Joseph avait ordonné, et il conduisit ces gens dans la maison de Joseph.
Ils eurent peur lorsqu’ils furent conduits à la maison de Joseph, et ils dirent : C’est à cause de l’argent remis l’autre fois dans nos sacs qu’on nous emmène ; c’est pour se jeter sur nous, se précipiter sur nous ; c’est pour nous prendre comme esclaves, et s’emparer de nos ânes.
Ils s’approchèrent de l’intendant de la maison de Joseph, et lui adressèrent la parole, à l’entrée de la maison.
Ils dirent : Pardon ! Mon seigneur, nous sommes déjà descendus une fois pour acheter des vivres.
Puis, quand nous arrivâmes, au lieu où nous devions passer la nuit, nous avons ouvert nos sacs ; et voici, l’argent de chacun était à l’entrée de son sac, notre argent selon son poids : nous le rapportons avec nous.
Nous avons aussi apporté d’autre argent, pour acheter des vivres. Nous ne savons pas qui avait mis notre argent dans nos sacs.
L’intendant répondit : Que la paix soit avec vous ! Ne craignez rien. C’est votre Dieu, le Dieu de votre père, qui vous a donné un trésor dans vos sacs. Votre argent m’est parvenu. Et il leur amena Siméon.
Cet homme les fit entrer dans la maison de Joseph ; il leur donna de l’eau et ils se lavèrent les pieds ; il donna aussi du fourrage à leurs ânes.
Ils préparèrent leur présent, en attendant que Joseph vienne à midi ; car on les avait informés qu’ils mangeraient chez lui.
Quand Joseph fut arrivé à la maison, ils lui offrirent le présent qu’ils avaient apporté, et ils se prosternèrent en terre devant lui.
Il leur demanda comment ils se portaient ; et il dit : Votre vieux père, dont vous avez parlé, est-il en bonne santé ? Vit-il encore ?
Ils répondirent : Ton serviteur, notre père, est en bonne santé ; il vit encore. Et ils s’inclinèrent et se prosternèrent.
Joseph leva les yeux ; et, jetant un regard sur Benjamin, son frère, fils de sa mère, il dit : Est-ce là votre jeune frère, dont vous m’avez parlé ? Et il ajouta : Dieu te fasse miséricorde, mon fils !
Ses entrailles étaient émues pour son frère, et il avait besoin de pleurer ; il entra précipitamment dans une chambre, et il y pleura.
Après s’être lavé le visage, il en sortit ; et, faisant des efforts pour se contenir, il dit : Servez à manger.
On servit Joseph à part, et ses frères à part ; les Égyptiens qui mangeaient avec lui furent aussi servis à part, car les Égyptiens ne pouvaient pas manger avec les Hébreux, parce que c’est à leurs yeux une abomination.
Les frères de Joseph s’assirent en sa présence, le premier-né selon son droit d’aînesse, et le plus jeune selon son âge ; et ils se regardaient les uns les autres avec étonnement.
Joseph leur fit porter des mets qui étaient devant lui, et Benjamin en eut cinq fois plus que les autres. Ils burent, et s’égayèrent avec lui.

Joseph donna cet ordre à l’intendant de sa maison : Remplis de vivres les sacs de ces gens, autant qu’ils en pourront porter, et mets l’argent de chacun à l’entrée de son sac.
Tu mettras aussi ma coupe, la coupe d’argent, à l’entrée du sac du plus jeune, avec l’argent de son blé. L’intendant fit ce que Joseph lui avait ordonné.
Le matin, dès qu’il fit jour, on renvoya ces gens avec leur ânes.
Ils étaient sortis de la ville, et ils n’en étaient guère éloignés, lorsque Joseph dit à son intendant : Lève-toi, poursuis ces gens ; et, quand tu les auras atteints, tu leur diras : Pourquoi avez-vous rendu le mal pour le bien ?
N’avez-vous pas la coupe dans laquelle boit mon seigneur, et dont il se sert pour deviner ? Vous avez mal fait d’agir ainsi.
L’intendant les atteignit, et leur dit ces mêmes paroles.
Ils lui répondirent : Pourquoi mon seigneur parle-t-il de la sorte ? Dieu préserve tes serviteurs d’avoir commis une telle action !
Voici, nous t’avons rapporté du pays de Canaan l’argent que nous avons trouvé à l’entrée de nos sacs ; comment aurions-nous dérobé de l’argent ou de l’or dans la maison de ton seigneur ?
Que celui de tes serviteurs sur qui se trouvera la coupe meure, et que nous soyons nous-mêmes esclaves de mon seigneur !
Il dit : Qu’il en soit donc selon vos paroles ! Celui sur qui se trouvera la coupe sera mon esclave ; et vous, vous serez innocents.
Aussitôt, chacun descendit son sac à terre, et chacun ouvrit son sac.
L’intendant les fouilla, commençant par le plus âgé et finissant par le plus jeune ; et la coupe fut trouvée dans le sac de Benjamin.
Ils déchirèrent leurs vêtements, chacun rechargea son âne, et ils retournèrent à la ville.
Juda et ses frères arrivèrent à la maison de Joseph, où il était encore, et ils se prosternèrent en terre devant lui.
Joseph leur dit : Quelle action avez-vous faite ? Ne savez-vous pas qu’un homme comme moi a le pouvoir de deviner ?
Juda répondit : Que dirons-nous à mon seigneur ? Comment parlerons-nous ? Comment nous justifierons-nous ? Dieu a trouvé l’iniquité de tes serviteurs. Nous voici esclaves de mon seigneur, nous, et celui sur qui s’est trouvée la coupe.
Et Joseph dit : Dieu me garde de faire cela ! L’homme sur qui la coupe a été trouvée sera mon esclave ; mais vous, remontez en paix vers votre père.
Alors Juda s’approcha de Joseph, et dit : De grâce, mon seigneur, que ton serviteur puisse faire entendre une parole à mon seigneur, et que sa colère ne s’enflamme point contre ton serviteur ! Car tu es comme Pharaon.
Mon seigneur a interrogé ses serviteurs, en disant : Avez-vous un père, ou un frère ?
Nous avons répondu : Nous avons un vieux père, et un jeune frère, enfant de sa vieillesse ; cet enfant avait un frère qui est mort, et qui était de la même mère ; il reste seul, et son père l’aime.
Tu as dit à tes serviteurs : Faites-le descendre vers moi, et que je le voie de mes propres yeux.
Nous avons répondu à mon seigneur : L’enfant ne peut pas quitter son père ; s’il le quitte, son père mourra.
Tu as dit à tes serviteurs : Si votre jeune frère ne descend pas avec vous, vous ne reverrez pas ma face.
Lorsque nous sommes remontés auprès de ton serviteur, mon père, nous lui avons rapporté les paroles de mon seigneur.
Notre père a dit : Retournez, achetez-nous un peu de vivres.
Nous avons répondu : Nous ne pouvons pas descendre ; mais, si notre jeune frère est avec nous, nous descendrons, car nous ne pouvons pas voir la face de cet homme, à moins que notre jeune frère ne soit avec nous.
Ton serviteur, notre père, nous a dit : Vous savez que ma femme m’a enfanté deux fils.
L’un étant sorti de chez moi, je pense qu’il a été sans doute déchiré, car je ne l’ai pas revu jusqu’à présent.
Si vous me prenez encore celui-ci, et qu’il lui arrive un malheur, vous ferez descendre mes cheveux blancs avec douleur dans le séjour des morts.
Maintenant, si je retourne auprès de ton serviteur, mon père, sans avoir avec nous l’enfant à l’âme duquel son âme est attachée,
il mourra, en voyant que l’enfant n’y est pas ; et tes serviteurs feront descendre avec douleur dans le séjour des morts les cheveux blancs de ton serviteur, notre père.
Car ton serviteur a répondu pour l’enfant, en disant à mon père : Si je ne le ramène pas auprès de toi, je serai pour toujours coupable envers mon père.
Permets donc, je te prie, à ton serviteur de rester à la place de l’enfant, comme esclave de mon seigneur ; et que l’enfant remonte avec ses frères.
Comment pourrai-je remonter vers mon père, si l’enfant n’est pas avec moi ? Ah ! Que je ne voie point l’affliction de mon père !

Joseph ne pouvait plus se contenir devant tous ceux qui l’entouraient. Il s’écria : Faites sortir tout le monde. Et il ne resta personne avec Joseph, quand il se fit connaître à ses frères.
Il éleva la voix, en pleurant. Les Égyptiens l’entendirent, et la maison de Pharaon l’entendit.
Joseph dit à ses frères : Je suis Joseph ! Mon père vit-il encore ? Mais ses frères ne purent lui répondre, car ils étaient troublés en sa présence.
Joseph dit à ses frères : Approchez-vous de moi. Et ils s’approchèrent. Il dit : Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour être mené en Égypte.
Maintenant, ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m’avoir vendu pour être conduit ici, car c’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant vous.
Voilà deux ans que la famine est dans le pays ; et pendant cinq années encore, il n’y aura ni labour, ni moisson.
Dieu m’a envoyé devant vous pour vous faire subsister dans le pays, et pour vous faire vivre par une grande délivrance.
Ce n’est donc pas vous qui m’avez envoyé ici, mais c’est Dieu ; il m’a établi père de Pharaon, maître de toute sa maison, et gouverneur de tout le pays d’Égypte.
Hâtez-vous de remonter auprès de mon père, et vous lui direz : Ainsi a parlé ton fils Joseph : Dieu m’a établi seigneur de toute l’Égypte ; descends vers moi, ne tarde pas !
Tu habiteras dans le pays de Gosen, et tu seras près de moi, toi, tes fils, et les fils de tes fils, tes brebis et tes bœufs, et tout ce qui est à toi.
Là, je te nourrirai, car il y aura encore cinq années de famine ; et ainsi tu ne périras point, toi, ta maison, et tout ce qui est à toi.
Vous voyez de vos yeux, et mon frère Benjamin voit de ses yeux que c’est moi-même qui vous parle.
Racontez à mon père toute ma gloire en Égypte, et tout ce que vous avez vu ; et vous ferez descendre ici mon père au plus tôt.
Il se jeta au cou de Benjamin, son frère, et pleura ; et Benjamin pleura sur son cou.
Il embrassa aussi tous ses frères, en pleurant. Après quoi, ses frères s’entretinrent avec lui.
Le bruit se répandit dans la maison de Pharaon que les frères de Joseph étaient arrivés : ce qui fut agréable à Pharaon et à ses serviteurs.
Pharaon dit à Joseph : Dis à tes frères : Faites ceci. Chargez vos bêtes, et partez pour le pays de Canaan ;
prenez votre père et vos familles, et venez auprès de moi. Je vous donnerai ce qu’il y a de meilleur au pays d’Égypte, et vous mangerez la graisse du pays.
Tu as ordre de leur dire : Faites ceci. Prenez dans le pays d’Égypte des chars pour vos enfants et pour vos femmes ; amenez votre père, et venez.
Ne regrettez point ce que vous laisserez, car ce qu’il a de meilleur dans tout le pays d’Égypte sera pour vous.
Les fils d’Israël firent ainsi. Joseph leur donna des chars, selon l’ordre de Pharaon ; il leur donna aussi des provisions pour la route.
Il leur donna à tous des vêtements de rechange, et il donna à Benjamin trois cents sicles d’argent et cinq vêtements de rechange.
Il envoya à son père dix ânes chargés de ce qu’il y avait de meilleur en Égypte, et dix ânesses chargées de blé, de pain et de vivres, pour son père pendant le voyage.
Puis il congédia ses frères, qui partirent ; et il leur dit : Ne vous querellez pas en chemin.
Ils remontèrent de l’Égypte, et ils arrivèrent dans le pays de Canaan, auprès de Jacob, leur père.
Ils lui dirent : Joseph vit encore, et même c’est lui qui gouverne tout le pays d’Égypte. Mais le cœur de Jacob resta froid, parce qu’il ne les croyait pas.
Ils lui rapportèrent toutes les paroles que Joseph leur avait dites. Il vit les chars que Joseph avait envoyés pour le transporter. C’est alors que l’esprit de Jacob, leur père, se ranima ;
et Israël dit : C’est assez ! Joseph, mon fils, vit encore ! J’irai, et je le verrai avant que je meure.

Dès le matin, les principaux sacrificateurs tinrent conseil avec les anciens et les scribes, et tout le sanhédrin. Après avoir lié Jésus, ils l’emmenèrent, et le livrèrent à Pilate.
Pilate l’interrogea : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis.
Les principaux sacrificateurs portaient contre lui plusieurs accusations.
Pilate l’interrogea de nouveau : Ne réponds-tu rien ? Vois de combien de choses ils t’accusent.
Et Jésus ne fit plus aucune réponse, ce qui étonna Pilate.
À chaque fête, il relâchait un prisonnier, celui que demandait la foule.
Il y avait en prison un nommé Barabbas avec ses complices, pour un meurtre qu’ils avaient commis dans une sédition.
La foule, étant montée, se mit à demander ce qu’il avait coutume de leur accorder.
Pilate leur répondit : Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juif ?
Car il savait que c’était par envie que les principaux sacrificateurs l’avaient livré.
Mais les chefs des sacrificateurs excitèrent la foule, afin que Pilate leur relâchât plutôt Barabbas.
Pilate, reprenant la parole, leur dit : Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ?
Ils crièrent de nouveau : Crucifie-le !
Pilate leur dit : Quel mal a-t-il fait ? Et ils crièrent encore plus fort : Crucifie-le !
Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas ; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.
Les soldats conduisirent Jésus dans l’intérieur de la cour, c’est-à-dire, dans le prétoire, et ils assemblèrent toute la cohorte.
Ils le revêtirent de pourpre, et posèrent sur sa tête une couronne d’épines, qu’ils avaient tressée.
Puis ils se mirent à le saluer : Salut, roi des Juifs !
Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et, fléchissant les genoux, ils se prosternaient devant lui.
Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent la pourpre, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.
Ils forcèrent à porter la croix de Jésus un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, père d’Alexandre et de Rufus ;
et ils conduisirent Jésus au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne.
Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas.
Ils le crucifièrent, et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait.
C’était la troisième heure, quand ils le crucifièrent.
L’inscription indiquant le sujet de sa condamnation portait ces mots : Le roi des Juifs.
Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre à sa gauche.
Ainsi fut accompli ce que dit l’écriture : Il a été mis au nombre des malfaiteurs.
Les passants l’injuriaient, et secouaient la tête, en disant : Hé ! Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, en descendant de la croix !
Les principaux sacrificateurs aussi, avec les scribes, se moquaient entre eux, et disaient : Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même !
Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient aussi.
La sixième heure étant venue, il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure.
Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : éloï, éloï, lama sabachthani ? Ce qui signifie : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent : Voici, il appelle Élie.
Et l’un d’eux courut remplir une éponge de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire, en disant : Laissez, voyons si Élie viendra le descendre.
Mais Jésus, ayant poussé un grand cri, expira.
Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.
Le centenier, qui était en face de Jésus, voyant qu’il avait expiré de la sorte, dit : Assurément, cet homme était Fils de Dieu.
Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé,
qui le suivaient et le servaient lorsqu’il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
Le soir étant venu, comme c’était la préparation, c’est-à-dire, la veille du sabbat, —
arriva Joseph d’Arimathée, conseiller de distinction, qui lui-même attendait aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate, pour demander le corps de Jésus.
Pilate s’étonna qu’il fût mort si tôt ; fit venir le centenier et lui demanda s’il était mort depuis longtemps.
S’en étant assuré par le centenier, il donna le corps à Joseph.
Et Joseph, ayant acheté un linceul, descendit Jésus de la croix, l’enveloppa du linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc. Puis il roula une pierre à l’entrée du sépulcre.
Marie de Magdala, et Marie, mère de Joses, regardaient où on le mettait.

Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus.
Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever.
Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre ?
Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée.
Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées.
Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis.
Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit.
Elles sortirent du sépulcre et s’enfuirent. La peur et le trouble les avaient saisies ; et elles ne dirent rien à personne, à cause de leur effroi.
Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d’abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons.
Elle alla en porter la nouvelle à ceux qui avaient été avec lui, et qui s’affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent qu’il vivait, et qu’elle l’avait vu, ils ne le crurent point.
Après cela, il apparut, sous une autre forme, à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ils revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il apparut aux onze, pendant qu’ils étaient à table ; et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur cœur, parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité.
Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.
Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.
Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ;
ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris.
Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu.
Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient.

Plusieurs ayant entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et sont devenus des ministres de la parole,
il m’a aussi semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine, de te les exposer par écrit d’une manière suivie, excellent Théophile,
afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.
Du temps d’Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; sa femme était d’entre les filles d’Aaron, et s’appelait Élisabeth.
Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d’une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur.
Ils n’avaient point d’enfants, parce qu’Élisabeth était stérile ; et ils étaient l’un et l’autre avancés en âge.
Or, pendant qu’il s’acquittait de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut appelé par le sort,
d’après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour offrir le parfum.
Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l’heure du parfum.
Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l’autel des parfums.
Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur s’empara de lui.
Mais l’ange lui dit : Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean.
Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance.
Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère ;
il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu ;
il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.
Zacharie dit à l’ange : À quoi reconnaîtrai-je cela ? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge.
L’ange lui répondit : Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu ; j’ai été envoyé pour te parler, et pour t’annoncer cette bonne nouvelle.
Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leur temps.
Cependant, le peuple attendait Zacharie, s’étonnant de ce qu’il restait si longtemps dans le temple.
Quand il sortit, il ne put leur parler, et ils comprirent qu’il avait eu une vision dans le temple ; il leur faisait des signes, et il resta muet.
Lorsque ses jours de service furent écoulés, il s’en alla chez lui.
Quelque temps après, Élisabeth, sa femme, devint enceinte. Elle se cacha pendant cinq mois, disant :
C’est la grâce que le Seigneur m’a faite, quand il a jeté les yeux sur moi pour ôter mon opprobre parmi les hommes.
Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.
L’ange entra chez elle, et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi.
Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation.
L’ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu.
Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.
Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin.
Marie dit à l’ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ?
L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.
Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois.
Car rien n’est impossible à Dieu.
Marie dit : Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! Et l’ange la quitta.
Dans ce même temps, Marie se leva, et s’en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda.
Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth.
Dès qu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit.
Elle s’écria d’une voix forte : Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.
Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ?
Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l’enfant a tressailli d’allégresse dans mon sein.
Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement.
Et Marie dit : Mon âme exalte le Seigneur,
Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,
Parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,
Parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint,
Et sa miséricorde s’étend d’âge en âge Sur ceux qui le craignent.
Il a déployé la force de son bras ; Il a dispersé ceux qui avaient dans le cœur des pensées orgueilleuses.
Il a renversé les puissants de leurs trônes, Et il a élevé les humbles.
Il a rassasié de biens les affamés, Et il a renvoyé les riches à vide.
Il a secouru Israël, son serviteur, Et il s’est souvenu de sa miséricorde, —
Comme il l’avait dit à nos pères, — Envers Abraham et sa postérité pour toujours.
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois. Puis elle retourna chez elle.
Le temps où Élisabeth devait accoucher arriva, et elle enfanta un fils.
Ses voisins et ses parents apprirent que le Seigneur avait fait éclater envers elle sa miséricorde, et ils se réjouirent avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l’enfant, et ils l’appelaient Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole, et dit : Non, il sera appelé Jean.
Ils lui dirent : Il n’y a dans ta parenté personne qui soit appelé de ce nom.
Et ils firent des signes à son père pour savoir comment il voulait qu’on l’appelle.
Zacharie demanda des tablettes, et il écrivit : Jean est son nom. Et tous furent dans l’étonnement.
Au même instant, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia, et il parlait, bénissant Dieu.
La crainte s’empara de tous les habitants d’alentour, et, dans toutes les montagnes de la Judée, on s’entretenait de toutes ces choses.
Tous ceux qui les apprirent les gardèrent dans leur cœur, en disant : Que sera donc cet enfant ? Et la main du Seigneur était avec lui.
Zacharie, son père, fut rempli du Saint-Esprit, et il prophétisa, en ces mots :
Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, De ce qu’il a visité et racheté son peuple,
Et nous a suscité un puissant Sauveur Dans la maison de David, son serviteur,
Comme il l’avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens, —
Un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent !
C’est ainsi qu’il manifeste sa miséricorde envers nos pères, Et se souvient de sa sainte alliance,
Selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père,
De nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, De le servir sans crainte,
En marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie.
Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très Haut ; Car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer ses voies,
Afin de donner à son peuple la connaissance du salut Par le pardon de ses péchés,
Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d’en haut,
Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix.
Or, l’enfant croissait, et se fortifiait en esprit. Et il demeura dans les déserts, jusqu’au jour où il se présenta devant Israël.

Verset du jour

« Le pauvre ne sera point oublié pour toujours, et l’attente des affligés ne périra point à perpétuité. » Psaumes 9.19

La pauvreté est un dur héritage ; mais ceux qui s’attendent à l’Éternel sont riches par la foi. Ils savent qu’ils ne sont point oubliés de Dieu ; et s’il peut leur semble parfois qu’ils soient négligés dans la dispensation des bien terrestres, ils sont assurés qu’un temps viendra où toutes choses seront rétablies. Lazare ne sera pas toujours avec les chiens à la porte du riche ; mais il trouvera sa récompense dans le sein d’Abraham. Maintenant même, le Seigneur se souvient de ses enfants pauvres, mais chéris. « Je suis pauvre et indigent, mais le Seigneur pense à moi, » disait l’un d’eux dans la détresse.

Les saints dans la pauvreté ont un privilège magnifique, celui de voir le Seigneur pourvoir à tout ce qui est nécessaire à leur vie temporelle et spirituelle. Ils se sentent d’autant mieux associés à celui qui n’avait pas un lieu où reposer sa tête. Ils attendent joyeusement sa venue, sachant qu’ils vont partager sa gloire. C’est pour eux une espérance impérissable, parce qu’elle est fondée sur Christ même ; et parce qu’Il vit, elle vivra aussi. Le croyant pauvre chante bien des cantiques qui demeurent incompréhensibles pour le riche de ce monde. C’est pourquoi, si notre lot est modeste ici-bas, pensons à la table royale qui nous attend là-haut !

Les trésors de la foi - Charles Spurgeon

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